mardi, août 29, 2006
mercredi, août 23, 2006
Arrivederci, Mattoti

Mattoti, Lettres d'un temps éloigné.
Ce soir, j'ai vu Arrivederci amore, ciao. Ce qui tombe assez bien, puisqu'en ce moment j'écoute du Jethro Tull pour aller au boulot ; je suis dans le ton.
Sinon ?
Une critique du Monde, que j'avais gardée, disait (oui, paresse, paresse !) :
"Ce qui se lit derrière la description de ce "retour à l'ordre" jonché de cadavres, de morts brutales et d'atrocités, c'est la transformation récente d'une Italie où le cynisme contemporain aurait prospéré sur une forme de naïveté politique. [...] Arrivederci amore, ciao est en effet une sorte d'opéra de la décadence, de danse de mort, de constat de fin d'un monde et de dissolution générale des principes qui l'avaient fait tenir debout."
Sinon ?
Bizarrement, j'avais aimé le Caïman, de Moretti, mais il m'était un peu sorti de l'esprit ; jusqu'à cette première scène d'Arrivederci : un caïman, éventré, vient s'échouer sur un rocher, façon Délivrance. Comme un continuum entre ces deux films italiens. Le Moretti se termine sur une touche glaciale : image d'une foule bête, menée par le bout du nez par un pouvoir sans morale et sans scrupule. Le Soavi se termine sur une touche tout aussi glaciale (et superbe ; mais bon, comme à peu près tout le reste du film, absolument superbe) : l'image d'une foule qui se disperse autour d'une tombe, le temps d'un enterrement qui dure à peine le temps qu'on en dise le mot, et le "héros", plutôt le contre-héros, monstre froid, qui déploie son parapluie et disparaît dans l'anonymat.
Mais outre le scénario, il y a les images, le montage, les plans, les couleurs, saturées à l'excès, parfois, l'utilisation de la bande son, les prises inattendues, qui donnent naissance à des images parfois abstraites, des perles dans l'ensemble, qu'on a envie de garder auprès de soi pour les regarder plus longtemps.
Clap.
lundi, août 21, 2006
Une petite image...
... reçue dans ma boîte mail, et que j'aime bien.

(Merci !)
Sinon, si je ne poste pas, ce n'est pas que je ne sois pas inspirée. J'ai d'ailleurs plein de planches en souffrance ; au moins une bonne dizaine. Et le tome 3, qui portera, c'est officiel, sur le travail, est quasi fini : le plus gros du brouillon est fait, ne me reste qu'à relire pour vérifier la cohérence et tout redessiner d'un coup. La sortie est pour l'année prochaine, ça me laisse donc du temps pour les finitions. Donc, non, ce n'est pas l'inspiration qui manque. Mais... je dois être la paresse incarnée.

(Merci !)
Sinon, si je ne poste pas, ce n'est pas que je ne sois pas inspirée. J'ai d'ailleurs plein de planches en souffrance ; au moins une bonne dizaine. Et le tome 3, qui portera, c'est officiel, sur le travail, est quasi fini : le plus gros du brouillon est fait, ne me reste qu'à relire pour vérifier la cohérence et tout redessiner d'un coup. La sortie est pour l'année prochaine, ça me laisse donc du temps pour les finitions. Donc, non, ce n'est pas l'inspiration qui manque. Mais... je dois être la paresse incarnée.
samedi, août 12, 2006
vendredi, août 11, 2006
mercredi, août 09, 2006
Résonance
Parfois, assez régulièrement même, je me trouve face à une image dont je pense : elle a déjà tout dit. Tout dit de moi. Elle m'a délestée, d'un coup, de ce que je portais et de ce que je voulais dire, et qu'elle dit mieux que je ne l'aurais fait.
Curieusement, je ne l'ai jamais ressenti face à des mots ; j'aime lire, beaucoup, et il y a des auteurs que j'aime, beaucoup. Certains même dont ils me peinent de tourner la dernière page parce que j'ai aimé leurs mots ; plus que ça, parce que leurs mots m'ont portée.
Mais les images, c'est autre chose, c'est différent. C'est un peu comme une musique, dans mon esprit, ça me prend entièrement, et quand ça me touche, ça me laisse vacante, vidée.
Paradoxalement.
Je voulais vous montrer quelques extraits d'une superbe BD que j'ai lue hier (Mattoti ; mais est-ce encore de la BD ?), mais à la réflexion, j'ai surtout envie de vous montrer l'image d'un tableau, le premier face auquel j'ai ressenti ce choc que je tente d'exprimer.
C'était en 1997 à Edimbourg, et j'étais terriblement déprimée. La nuit dès le milieu de la journée, le froid, la pluie, et, surtout, la solitude et l'isolement : le temps n'en finissait pas.
C'était en janvier. Je commençais à re-sentir en moi le besoin de peindre ; il me semblait même que je portais, en moi, très précisément l'image que je tardais à poser sur le papier. Et un dimanche, par désoeuvrement, je décidai d'aller au Musée d'art moderne.
J'arrivai tard ; il ne me restait plus que quelques minutes avant la fermeture, aussi je décidai de ne voir qu'une seule salle, au hasard. Et dans la salle, deux tableaux. Et parmi ces deux tableaux, celui que je voulais peindre.
J'en ressenti une douleur haineuse, désespérée.
J'en ferai peut-être une planche, plus tard, un jour, mais en attendant... voilà le tableau. Il est signé d'un Allemand, Kahrs. (J'ai hésité à dévoiler l'image ; parfois, trop montrer tue l'imagination...)
Curieusement, je ne l'ai jamais ressenti face à des mots ; j'aime lire, beaucoup, et il y a des auteurs que j'aime, beaucoup. Certains même dont ils me peinent de tourner la dernière page parce que j'ai aimé leurs mots ; plus que ça, parce que leurs mots m'ont portée.
Mais les images, c'est autre chose, c'est différent. C'est un peu comme une musique, dans mon esprit, ça me prend entièrement, et quand ça me touche, ça me laisse vacante, vidée.
Paradoxalement.
Je voulais vous montrer quelques extraits d'une superbe BD que j'ai lue hier (Mattoti ; mais est-ce encore de la BD ?), mais à la réflexion, j'ai surtout envie de vous montrer l'image d'un tableau, le premier face auquel j'ai ressenti ce choc que je tente d'exprimer.
C'était en 1997 à Edimbourg, et j'étais terriblement déprimée. La nuit dès le milieu de la journée, le froid, la pluie, et, surtout, la solitude et l'isolement : le temps n'en finissait pas.
C'était en janvier. Je commençais à re-sentir en moi le besoin de peindre ; il me semblait même que je portais, en moi, très précisément l'image que je tardais à poser sur le papier. Et un dimanche, par désoeuvrement, je décidai d'aller au Musée d'art moderne.
J'arrivai tard ; il ne me restait plus que quelques minutes avant la fermeture, aussi je décidai de ne voir qu'une seule salle, au hasard. Et dans la salle, deux tableaux. Et parmi ces deux tableaux, celui que je voulais peindre.
J'en ressenti une douleur haineuse, désespérée.
J'en ferai peut-être une planche, plus tard, un jour, mais en attendant... voilà le tableau. Il est signé d'un Allemand, Kahrs. (J'ai hésité à dévoiler l'image ; parfois, trop montrer tue l'imagination...)
mardi, août 08, 2006
[info] Jeanne se lit aussi en japonais
Jeanne, certains le savent, n'est pas uniquement un personnage de pixels : c'est aussi un oiseau de papier. Et depuis avril 2006, Jeanne se montre jusqu'au Japon, dans une belle revue sur la culture et la langue françaises, "France" (éditée chez Hakusuisha), dans des planches bilingues français-japonais. La revue est mensuelle, et le mois suivant la parution, je dévoile les planches du mois passé, et elles sont ici...
Tout au bas de la page, hop, vous cliquez sur les couvertures et les planches apparaissent !
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